Le réalisateur Jérôme Salle raconte : “Il me fallait un acteur charismatique, sportif, capable de parler parfaitement français, anglais et serbo-croate. Rattacher le film à ses racines européennes était très important à mes yeux. C’est pour cela que, contrairement à la BD, Nerio est né en ex-Yougoslavie, le pays où il retourne adopter un enfant. Et j’ai pensé à Tomer Sisley pour le rôle. Pour incarner Largo, il fallait bien sûr un acteur avec une belle gueule mais dont on voit, dès sa première entrée dans la salle du conseil, qu’il n’appartient pas et qu’il n’appartiendra jamais au même monde que tous ces hommes d’affaires. Je me suis ensuite aperçu que Tomer parlait quatre langues et surtout, après l’avoir rencontré, qu’il avait une véritable passion pour le travail d’acteur, ce qui était très important pour moi. Il a aussi l’avantage d’être un vrai sportif, habitué aux sports extrêmes comme la chute libre, et capable de piloter une voiture, une moto, un bateau et même... un hélicoptère.”
Au sujet du choix des acteurs, le réalisateur explique : “Kristin Scott Thomas est une sublime actrice qui dégage une grande élégance et une remarquable intelligence. J’avais besoin de ces qualités pour son personnage, Ferguson, n°2 de l’un des plus grands groupes mondiaux. Kristin a cette capacité d’incarner une femme de pouvoir.”
“La première fois que j’ai vu Mélanie Thierry, c’est sur des photos de Peter Lindbergh, un photographe que j’admire. J’avais remarqué son incroyable photogénie. Pour incarner son personnage, j’avais besoin d’une actrice qui puisse modifier son apparence physique et qui donne la sensation de ne jamais se laisser percer à jour. Mélanie a accepté de faire des essais avec Tomer. La rencontre a été une vraie réussite. C’est une actrice formidable.”
“À part une comédie que tout le monde connaît, Gilbert Melki est plutôt un habitué de ce qu’on appelle le cinéma d’auteur. J’aime bien le mélange des genres, et je trouvais intéressant de placer son expérience, son vécu, sa palette de jeu face à Tomer. Je crois que la rencontre a tenu toutes ses promesses. Il porte l’un des clins d’oeil que j’ai souhaité à la BD : son visage est marqué d’une grande cicatrice. Ce qui a d’ailleurs obligé Gilbert à se lever à l’aube très souvent pour subir deux heures de maquillage de plus que les autres acteurs. Même s’il ne s’est jamais plaint, je me demande s’il ne m’en a pas un peu voulu !” |